Fermer×
1 novembre 2012

Manuels numériques : synthèse de l’étape 4

Ce texte a initialement été publié par la Vitrine technologie-éducation sous licence CC BY-NC-SA 3.0, avant la création d’Éductive.

La dernière étape de ce laboratoire a été consacrée à l’édition de fichiers EPUB et à l’examen d’outils de création.

Calibre est une application gratuite de gestion de livres numériques en plusieurs formats, dont EPUB2. Cette application évolue très rapidement avec l’ajout de nouvelles fonctions.

La page couverture est le premier contact avec un livre numérique, et Calibre permet d’ajouter une illustration à la page couverture. Il faut par contre ajouter le texte du titre directement dans l’image utilisée.

Les fichiers en format ODT d’Open Office demeurent toujours la meilleure source pour transformer un texte en document EPUB. On peut également transformer une page de Wikipédia en livre numérique à l’aide de Calibre.

Pour les plus habiles au bricolage ou pour les plus courageux, Sigil est une application gratuite qui permet l’ajout d’images et la validation du code. Il est aussi possible de modifier la structure du document et de déplacer, de scinder des chapitres et d’insérer des métadonnées de description (droits d’auteurs, etc.).

GrabMyBook est un plugiciel pour fureteur Firefox. Un menu local donne accès aux fonctions. On peut choisir une page Web ou une section de page et la saisir pour constituer graduellement un livre numérique en format EPUB2.

Pour l’heure, l’application iBooks sur tablette iPad d’Apple est un des meilleurs lecteurs EPUB disponibles. L’application iBooks Author d’Apple offre des options d’interactivité très intéressantes. Malheureusement, en ne respectant pas la norme EPUB3 et en utilisant des éléments propriétaires, Apple tente de monopoliser le marché et d’optimiser la vente de ses produits. Le fait que l’utilisateur doive s’engager à confier à Apple toute éventuelle distribution commerciale de son œuvre représente une option difficilement compatible avec les principes de gestion en éducation et avec la tendance vers les ressources libres.

Actuellement, les fonctionnalités prévues dans EPUB3, tels le traitement des langues asiatiques et de l’arabe, les équations mathématiques et l’interactivité, ne sont pas encore accessibles dans des outils grand public.

Par ailleurs, pour ceux qui peuvent se l’offrir, un plugiciel commercial disponible pour OpenOffice (ODFtoEPUB) permet d’obtenir une meilleure conversion des images.

Enfin les plus aventureux peuvent s’approprier des outils en ligne basés sur DocBook.

À propos de l'auteur

Pierre-Julien Guay

Collaborateur de la VTÉ sur des projets spécifiques, président du Groupe québécois de travail sur les normes (GTN-Q) et rédacteur pour le comité international ISO SC36 sur les technologies de l’information pour l’éducation, la formation et l’apprentissage.

S’abonner
Notification pour
guest
7 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Barbara Augustin
Barbara Augustin
4 juin 2012 14h53

J’ai commencé, moi aussi, à utiliser C-map tools pour intégrer des réseaux de concepts dans mes cours. Je trouve que c’est une excellente idée de faire des réseaux de concepts troués que les étudiants auront à compléter. Jusqu’à présent, je construisais moi-même les réseaux de concepts ou j’incitais les étudiants à en faire, mais je n’avais pas pensé à préparer le gabarit afin que les étudiants puissent le compléter. Je suis contente de voir que vous arrivez aux mêmes constats que moi concernant les répercussions sur la réussite scolaire. Merci pour ce partage!

Barrette Christian
Barrette Christian
4 juin 2012 15h02

Très beau récit, avec une analyse des appréhensions et des résultats. Les perspectives d’autres scénarios sont aussi stimulantes. Je m’intéresse depuis des années à l’utilisation des cartes conceptuelles pour la planification de cours, la production de médias et l’évaluation des apprentissages.
Il est important de distinguer différentes formes de schématisation, notamment les cartes conceptuelles et les cartes mentales, ou heuristiques. Elles n’ont pas la même finalité, ni la même forme. Les cartes conceptuelles se caractérisent par leur liens explicites, nommés le plus souvent par des verbes, comme dans l’exemple que vous présentez en chimie.
J’ai contribué au développement d’une méthode de construction de cartes conceptuelles, « Copilote », et donne un cours PERFORMA (PED906 – Les cartes conceptuelles en enseignement) basé sur cette méthode. Votre récit pourrait y constituer un bon exemple de ce que peuvent soutenir les cartes conceptuelles dans une discipline scientifique.

— Christian Barrette

Josianne Lafrance
Josianne Lafrance
4 juin 2012 15h25

Une stratégie d’enseignement et d’apprentissage très intéressante et très bien illustrée à travers l’article. Merci beaucoup d’avoir partagé ce « bon coup ».

Louis Normand
Louis Normand
12 juin 2012 18h40

Beau récit. Très intéressant.

Les outils que vous présentez me seront très utiles pour la suite; La liste des mots de liaison mais aussi le tableau qui propose une progression dans le niveau de difficulté de la tâche pour les étudiants. J’ai trop souvent fait l’erreur de proposer une activité de carte conceptuelle sans que les étudiants soient « entraînés » à le faire.

Merci.

bruno Martin
bruno Martin
26 juillet 2012 15h53

« Connaissez-vous des logiciels similaires à CmapTools et LucidChart? »
Pour ma part je suis passé de CmapTools à VUE : Visual Understanding Environnement.Mis à part l’absence de mode collaboratif, il convient mieux aux utilisateurs avancés (plus de fonctionnalités et de touches raccourcis)et est open-source ce qui est un avantage sur la longueur.
Pour commencer avec les cartes conceptuelles, je pense néanmoins que CmapTools est plus adapté aux nouveaux utilisateurs.Je ne connaissais pas Lucidchart, je vais m’y mettre !

J’ai lu votre lien http://www.profweb.qc.ca/fileadmin/user_upload/Recits/Joelle_Martin/Bulletin_Clic_-_Les_cartes_heuristiques.pdf
Je remarque que la différence n’est pas faite entre les cartes heuristiques et les cartes conceptuelles.En tout cas, je trouve cela bien que vous ayez commencé par les cartes conceptuelles qui demandent plus de rigueur et apportent plus de précision que les cartes heuristiques.
Je suis pour ma part en train de faire le chemin inverse, plus difficile à mon avis. Je ne dénigre pas pour autant les cartes heuristiques qui sont géniales à plus d’un usage. Je conseille personnellement [[Xmind|http://www.xmind.net]] pour les premiers usages (ou plus), et Freeplane (open source) ou Mindmanager (payant) pour une utilisation avancée. Si vous restez sur Xmind et que vous êtes aussi intéresses par Anki http://ankisrs.net/, peut être que l’application que j’ai développé peut faire votre bonheur : http://cognitive-projects.com/Xmind2Anki/
Bien à vous, et merci pour votre article.

Nicole Perreault
Nicole Perreault
26 septembre 2014 16h12

Merci pour ce récit qui servira à alimenter la documentation relative à l’objectif « représenter visuellement l’information » (2.3) du Profil TIC des étudiants du collégial 2014 (http://www.reptic.qc.ca/wp-content/uploads/2013/08/profil-tic-etudiants-2014.pdf).

Dans le Profil, le recours à la carte conceptuelle peut s’inscrire dans une démarche linéaire de recherche (habileté 1) et de traitement de l’information (habileté 2): l’étudiant structure (organise) l’information trouvée (2.3) après en avoir dégagé les éléments jugés pertinents (2.1) et analysé ces derniers (2.2).

La représentation visuelle de l’information par le biais de la carte conceptuelle peut aussi s’effectuer dans le cadre d’activités pédagogiques ciblées comme celles que vous proposez dans votre récit. Merci ! Fort inspirant

Ann Edwards
Ann Edwards
18 juin 2018 18h25

Bonjour M. Barette,
Je suis en fin de DESS et je ne crois pas que je pourrai suivre votre cours Performa sur les cartes conceptuelles. Avez-vous produit et publié un manuel ou bien un textbook sur ce sujet? Votre cours a l’air passionnant. Un MOOC sur le sujet serait-il une bonne idée? J’aimerais bénéficier de vos enseignements.
Ann Edwards