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Ce texte a initialement été publié par la Vitrine technologie-éducation sous licence CC BY-NC-SA 3.0, avant la création d’Éductive.

CHRONIQUE

Dans la série « Apprendre et se faire des amis », nous enchaînons avec la session sur les communautés d’apprentissage. Autrement dit, sur la compréhension du fonctionnement des « organisations de gens en voie de développement ».  

Jean-Michel Cornu est aux commandes pour nous expliquer comment être plus intelligent à plusieurs. J’informe ceux qui viennent d’atterrir sur la Terre (et leur souhaite la bienvenue dans notre monde) que Jean-Michel est une « figure active » d’Internet en matière de coopération et d’intelligence collective. Il est également directeur scientifique de la Fondation Internet Nouvelle Génération (Fing) et Chief Visionnary Officer (j’attends vos proposition de traduction !) de Imagination for People, une communauté internationale pour repérer et soutenir les projets sociaux créatifs. Il a développé depuis 15 ans des outils et méthodes pour comprendre ce qui se passe dans un groupe et faciiter le développement de la coopération, en particulier au sein du groupe « intelligence collective »   de la Fing, de la formation d’animateurs de réseau Animacoop et du projet européen de formation de formateurs à la coopération Coop-TIC.

Une heure de webinaire était un peu juste pour cerner le sujet. Il a parlé vite, très vite. Un record du nombre de mots à la minute !

Pour comprendre ce qui se passe dans un groupe, il a insisté sur quatre points :

  1. Dans une démarche coopérative, le choix se fait a posteriori. Il est opportuniste. La gestion de ce type d’apprentissage n’est pas prévisible. Le choix de ce qu’on apprend dépend de ce que l’on reçoit comme information du groupe.
  2. Être un groupe accueillant. Dans tous les groupes, quelle que soit leur taille, 1 à 5 % des gens sont proactifs. Sur Internet, on se laissse plus aller que dans la vie réelle. Il faut l’accepter et plutôt que de décourager les inactifs, les observateurs et les réactifs, il vaut mieux chercher à augmenter la taille du groupe, donc à augmenter le nombre des gens « utiles ».
  3. Viser la convergence. Il ne faut pas attendre que tout le monde soit altruiste. L’abondance entraîne l’économie du don. Il faut donc faire en sorte que les intérêts de chacun rencontrent ceux des autres, par exemple, en facilitant la reconnaissance du don d’information et les mécanismes d’estime.
  4. Pas de pression pour le passage à l’acte ! Ce n’est pas parce qu’on est mobilisé qu’on est impliqué. Ne pas pousser les participants à se mobiliser. Chacun est libre.       

Voilà ! Magique ! Nous avons tous les clés pour créér un petit club chaleureux et accueillant !

Histoire d’avoir le temps de digérer ce cours magistral très grande vitesse, Jean-Michel Cornu, très inspiré, a proposé  aux Itypiens un travail pratique. Un peu comme un genre d’activité manuelle ou un bricolage du mercredi ! Il s’agit de créer ou rejoindre un groupe formel ou informel (plus de 100 personnes de préférence), de planifier trois réunions en direct sans animateur et de discuter autour d’un questionnaire de quatre pages auquel les participants ont éventuellement répondu. Le tout pour comprendre par soi-même ce qui se passe dans un groupe.

En plus de toute cette matière, l’équipe d’ITyPA propose comme toujours des activités organisées en quatre thèmes : je regroupe (quelles autres ressources je connais sur le sujet), j’analyse, je m’approprie (ce que je retiens des échanges et de mes lectures), je diffuse.

Concernant ce dernier point où nous sommes supposés diffuser par l’intermédiaire d’un blogue bourgeon du site, j’avoue avoir abandonné. Je recevais une centaine de pourriels sous le l’étiquette « commentaire en attente de modération ». J’ai bloqué l’accès. Tant pis pour la diffusion. Et puis, tenir une chronique sur la VTÉ, n’est-ce pas un peu diffuser ? Si j’avais des acquis à faire valider, je demanderais une équivalence !

 J’aime beaucoup ces pistes concrètes pour aller plus loin. D’abord on peut aller plus loin… mais pas trop… et surtout quand on veut. Et surtout, elles permettent de concrétiser un enseignement que je trouve assez abstrait pendant les webinaires.

Fin du bloc des trois semaines de l’amitié la semaine prochaine avec l’intervention de Christine Renaud, LA personne au concept génial : elle a créé E-180, une entreprise québécoise de Montréal proposant d’aider tous les gens ayant des intérêts communs à se connecter pour « s’entr’éduquer ».

À suivre, donc…

Pour lire la suite… Mon MOOC à moi. 7. Les réseaux sociaux d’apprentissage

Pour lire l’article précédent : Mon MOOC à moi. 5. Apprentissage collaboratif

 

 

 

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Émilie Lavery
Émilie Lavery
3 décembre 2012 12h59

L’APOP_411: on ne veut plus s’en passer! Vous en faites la démonstration de manière éloquente. Il est d’ailleurs intéressant d’apprendre ce qui fait l’objet d’interrogations: cela est aussi un reflet des pratiques en cours! Il l’est tout autant sur vos méthodes d’encadrement qui sont des plus efficaces! Longue vie à ce service! Et merci pour votre soutien!

APOP Équipe de gestion
APOP Équipe de gestion
3 décembre 2012 16h32

Merci pour ce commentaire stimulant! L’Équipe de l’APOP est également dans la même situation… nous aussi nous ne pouvons plus nous passer de ce contact avec les utilisateurs! Effectivement, APOP_411 constitue un service de première ligne à distance comportant son lot d’exigences et de défis, mais il s’arrime pleinement aux finalités de notre mission : soutenir l’utilisateur au-delà des limites du «où – pourquoi – comment»… avec le plus de qualité possible!
Vos interrogations sont donc toujours reçues avec enthousiasme!