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29 avril 2026

Développer la culture entrepreneuriale en Techniques de l’informatique

En Techniques de l’informatique (Développement logiciel et IA) au cégep de Sorel-Tracy, l’entrepreneuriat technologique occupe une place de choix.

D’abord, il y a le HUB (que je coordonne): un espace d’innovation, mis en place en 2016, qui mobilise la communauté collégiale, les entreprises et les acteurs et actrices socio-économiques locaux pour stimuler le développement d’expertises en technologies de l’information. Des ateliers, des conférences et des événements en tout genre sont organisés au HUB et rallient la communauté étudiante intéressée. Le HUB devient même un milieu de vie où l’on stimule:

  • les opportunités entrepreneuriales, en créant des connexions avec des personnes expertes et des clientes et clients potentiels
  • les opportunités d’emplois
  • les opportunités de croissance professionnelle

Ensuite, il y a le Parcours Startup, lancé en 2024. Il s’agit d’enseigner des notions d’entrepreneuriat technologique dans 3 cours porteurs du programme (2 cours obligatoires, 1 optionnel).

Puis, il y a aussi le laboratoire d’innovation LabIDEA (pour innovation, développement entrepreneurial et accélération), un atelier de fabrication collaboratif ouvert à toute la population étudiante qui permet à nos élèves de prototyper et de donner vie à leurs projets.

Dans notre programme, mes collègues et moi faisons le pari que la jonction entre le développement logiciel, l’intelligence artificielle (IA) et le développement de la culture entrepreneuriale technologique de nos élèves est payant pour elles et eux. Évidemment, cela nous permet d’outiller ceux et celles qui décideront de se lancer en affaires. Mais même pour les élèves qui seront plus tard embauchés comme salariés, avoir des connaissances de base en entrepreneuriat est un atout sur le marché du travail. Nos élèves apprennent à cibler les besoins réels des clients, à valider les problématiques vécues en étant témoins de ce qui est vécu sur le terrain et à déployer leurs efforts efficacement pour créer de la valeur. Ils et elles apprennent à trouver des solutions de façon autonome, mais aussi à ne pas s’acharner sur les problèmes qui ne méritent pas d’être résolus.

Pour notre population étudiante, la pédagogie entrepreneuriale est motivante. Cette approche donne du sens aux travaux qu’ils et elles réalisent. Les élèves travaillent sur des problèmes réels qui ont besoin d’une vraie solution. De plus, les projets réalisés au cégep sont des atouts sur leur CV. C’est sans compter que les maillages et occasions de réseautage offertes au HUB favorisent les rencontres avec des employeurs potentiels et permettent aux élèves de se faire connaître et de créer leur réseau de contacts.

Une initiative pour le recrutement

À l’automne 2011, nous avions un total de 26 personnes étudiantes inscrites en Techniques de l’informatique. La situation de notre programme était donc, il va sans dire, très précaire. Fabienne Desroches, directrice générale à l’époque, nous a encouragés à donner une couleur spéciale à notre programme. Nous avons eu l’idée du HUB et le collège a réaménagé nos locaux durant l’été 2016 pour rendre attirant notre programme d’études et que l’innovation soit au cœur de nos pratiques pédagogiques. Nos locaux ont été réaménagés de sorte qu’ils soient à l’image des locaux d’entreprises technologiques.

Même si nous étions passionnés d’entrepreneuriat technologique et convaincus de faire un bon choix en développant la culture entrepreneuriale de nos élèves, nous ne pensions pas, à l’époque, que cela permettrait à notre collège, relativement isolé géographiquement, d’attirer une clientèle en provenance de l’extérieur de notre ville (après tout, le programme de Techniques de l’informatique est offert à peu près partout…). Nous avions heureusement tort, et Mme Desroches avait raison: aujourd’hui, nous accueillons environ 75 élèves au sein de notre programme, dont plusieurs proviennent d’autres MRC et auraient facilement pu choisir un plus grand collège près de chez eux.

Le HUB, pour connecter le talent étudiant à la communauté

Le HUB est un espace d’innovation en développement d’écosystèmes connectés en internet des objets, en jeux vidéos, en applications web et mobiles et en entrepreneuriat technologique.

Je suis libéré d’une partie de ma tâche d’enseignement pour coordonner les activités du HUB et l’animer.

En informatique, un hub, c’est un commutateur réseau. Notre HUB porte bien son nom: il relie le réseau étudiant, le réseau professoral collégial, le réseau socioéconomique de la région et le réseau de la recherche.

En connectant le talent étudiant à la communauté, on leur présente des occasions des situations d’apprentissage authentiques et motivants. En effet, les acteurs sociocommunautaires ont parfois des besoins pour lesquels ils n’ont pas les moyens d’aller au privé et nos élèves peuvent les aider tout en apprenant. Tout le monde est gagnant!

Par ailleurs, les entreprises privées ont le désir de se faire connaître de nos élèves pour, éventuellement, recruter les candidats et candidates les plus intéressants. À cette fin, elles financent le HUB pour l’organisation d’activités de réseautage ou de conférences pertinentes.

Nous avons su tisser des liens avec les entreprises de la région, comme avec Descartes Systems Group [en anglais]. Il s’agit d’une grande entreprise technologique basée à Waterloo, mais qui a un bureau à Sorel-Tracy. Un de nos diplômés, Yan Parenteau, y agit comme vice-président senior au niveau de la recherche et développement en gestion et optimisation de la chaîne logistique de transport de leurs clients. Il agit comme un allié pour l’intégration de nos diplômés, qui peuvent être amenés à travailler à distance sur des projets menés aux États-Unis, en Australie, au Brésil ou ailleurs dans le monde. L’entreprise peut recruter à peu près n’importe où dans le monde, mais elle choisit les personnes formées chez nous pour leurs compétences en développement de produits logiciels. À mon avis, c’est signe que la compétence de nos diplômés et diplômées est appréciée!

De même, le cabinet d’avocats en technologie et capital de risque Leviat Legal offre lui aussi un soutien financier au HUB et au Parcours Startup et un milieu d’expérimentation technologique pour des élèves intéressés à développer des solutions dans le domaine légal. Maître Mathieu Gobeil est venu rencontrer nos étudiants et nos étudiantes (et ceux et celles d’autres programmes, dont Technologie du génie mécanique, Techniques juridiques, Techniques d’administration et de gestion, etc.) pour animer 2 conférences:

  • une conférence sur la propriété intellectuelle (les brevets, les droits d’auteur, etc.)
  • une conférence sur les contrats de travail (option sur actions, conséquences fiscales et légales du travail à l’étranger, etc.)

Jusqu’à maintenant, au HUB, il y a aussi eu:

Les activités sont variées!

Au printemps 2025, j’ai accompagné une délégation de 24 élèves à Québec pour Québec Slush’D, une journée de conférences et de réseautage destinée à tout l’écosystème entrepreneurial technologique de la ville de Québec (et d’ailleurs!).

Puis, à l’été 2025, un collègue et moi avons participé au Startup Fest de Montréal avec 2 étudiants.

En avril 2026, avec un groupe de 20 élèves, nous avons visité l’Espace AX.C, un hub d’innovation de calibre mondial situé sur l’ancien parquet de la bourse de Montréal qui regroupe les entreprises technologiques prometteuses du Québec, les incubateurs et accélérateurs et les joueurs clés de l’écosystème technologique. Nous avons pu nous inspirer d’entrepreneurs et d’entrepreneuses qui ont partagé avec nous les bonnes pratiques de l’industrie.

La participation aux conférences et activités du HUB est optionnelle. Certaines activités s’arriment au contenu de cours, mais d’autres non.

Pendant les premières années du HUB, les activités organisées étaient majoritairement des conférences, pendant lesquelles les élèves étaient plutôt passifs. Puis, vers 2019, j’ai commencé à organiser, pour les élèves volontaires, la participation à des compétitions, comme l’Intercollégial de création de jeux vidéo organisée par le cégep de Valleyfield, la compétition intercollégiale de cybersécurité organisée par le Club de sécurité informatique du cégep Saint-Jean-sur-Richelieu et celle du département de Techniques de l’informatique du collège de Bois-de-Boulogne. Ce sont surtout les Startup Weekends qui ont été marquants pour moi.

Un Startup Weekend est un événement de 54 heures qui commence un vendredi soir. Ce soir-là, les personnes participantes présentent des «pitchs» d’idées d’entreprise pour convaincre les autres de se joindre à elles pour développer leur projet en équipe. Le reste de la fin de semaine, en plus d’assister à des conférences, les équipes valident leurs idées (avec l’aide de mentors et de personnes expertes) et développent un prototype de produit. Le prototype est présenté à un panel d’experts et d’expertes le dimanche soir, et le panel détermine l’équipe gagnante de la compétition.

J’ai accompagné des jeunes aux Startup Weekends de Trois-Rivières, de Shawinigan et des HEC. Nous en avons même organisé un à Sorel-Tracy. Malheureusement, la pandémie a forcé l’arrêt temporaire de ce genre d’activités. Toutefois, ces expériences m’ont donné l’idée de ce qui est aujourd’hui le Parcours Startup dans notre programme.

Le Parcours Startup, pour intégrer formellement la pédagogie entrepreneuriale aux cours du programme

Le Parcours Startup se vit à travers certaines heures d’enseignement dans les cours du programme Développement logiciel et IA de Techniques de l’informatique du Cégep de Sorel-Tracy. Grâce au soutien financier de nos partenaires (Descartes Systems Group, la Caisse Desjardins Pierre-De Saurel via la communauté entrepreneuriale Connexion Entrepreneurs, Développement économique Pierre-De Saurel, Leviat Legal et la SADC Pierre-De Saurel), les enseignants du programme sont accompagnés d’experts et d’expertes en accompagnement d’entrepreneurs Ton équipier, un cabinet de services-conseils en commercialisation d’innovations.

Il y a 3 blocs d’heures de cours:

  • En 1re session, dans un cours obligatoire pour tous les élèves du programme (Introduction aux professions des T.I.), 20 heures sont consacrées à apprendre à cibler une problématique, c’est-à-dire un besoin qui touche l’élève. Des équipes étudiantes se forment pour:
    • cerner un problème
    • réaliser une revue scientifique et médiatique pour vérifier s’il s’agit d’une problématique répandue
    • réaliser des entretiens avec des personnes qui vivent la problématique
    • et présenter le dossier d’analyse devant un panel de jury

Un enseignant d’informatique, un enseignant de Techniques d’administration et de gestion et un coach expert de Ton équipier sélectionnent les équipes qui iront en finale. À la fin de la session, une soirée est organisée pour que les 5 équipes d’élèves ayant proposé les meilleurs projets les présentent à un jury composé de membres de la communauté. Les élèves présentent:

  • le contexte dans lequel la problématique est vécue
  • l’impact de la problématique sur les gens, les entreprises ou la société civile qui la vivent
  • des données de la littérature démontrant cet impact (données issues de la science, des médias, etc.)
  • l’influence des parties prenantes sur cette problématique (alliés ou contraintes)
  • les démarches réalisées pour valider leurs hypothèses
  • leur vision de la solution proposée pour résoudre le problème

Le jury vote pour les 2 meilleurs projets et les équipes gagnantes reçoivent des prix.

Par exemple, à l’automne 2025, les équipes gagnantes se sont intéressées à l’utilisation du service Taxibus et au gaspillage alimentaire.

Les étudiants et les étudiantes participant à la finale du bloc 1, avec les membres du jury et les enseignants responsables. Crédit photo: KaF.mov

  • En 4e session, 75 heures d’un cours obligatoire (Techniques de développement de systèmes) sont consacrées à vivre une expérience terrain en testant la désirabilité et la faisabilité d’une idée. Il s’agit d’aller à la découverte de la clientèle en effectuant la validation d’un problème et en vérifiant l’adéquation du problème à la solution proposée. Les élèves doivent:
    • développer rapidement un prototype logiciel avec l’intelligence artificielle
    • mettre le prototype dans les mains de la clientèle ciblée
    • récolter les rétroactions
    • ajuster le produit à la suite des rétroactions
    • … et recommencer la boucle d’itération.

Ce bloc se termine également par un concours avec jury.
En 2025, une équipe a remporté un prix pour son idée de solution technologique qui permet aux gens ayant un passeport «faible» d’organiser leurs voyages en se faisant accompagner dans les différentes démarches administratives. La validation faite par l’équipe auprès d’étudiants et d’étudiantes internationaux, d’agences de voyages et de consulats a impressionné les membres du jury.

La 2e équipe gagnante a développé un système de bracelets pour vaches et pour veaux qui permet de monitorer la vitalité des animaux. (Les 2 étudiants ont baptisé leur projet mOOnitoring.) L’équipe s’est entretenue avec de nombreux entrepreneurs pour en apprendre toujours plus sur la santé des veaux, ce qui leur a permis d’ajuster leur projet aux besoins de la clientèle.

Les étudiants Oualid Kiram et Zachari Lavallée récipiendaires du prix coup de cœur du bloc 2 du Parcours Startup pour leur projet mOOnitoring, avec le membre du jury Yan Parenteau, diplômé de notre programme aujourd’hui vice-président en recherche et développement chez Descartes Systems Group. (Crédit photo : KaF.mov)

  • En 6e session, dans le cours porteur de l’épreuve synthèse du programme (240 heures), les élèves peuvent choisir (de façon optionnelle) de vivre une nouvelle expérience terrain en réalisant un processus préliminaire de vente et de marketing, et en vérifiant que le produit répond bien aux attentes du marché.
    Pour cette portion du projet, les élèves doivent avoir un milieu d’accueil qui va tester la technologie. (Par exemple, l’équipe du projet mOOnitoring AgTech a trouvé une ferme qui acceptait de tester leur bracelet sur ses bêtes.) Les 2 étudiants peuvent ainsi réellement tester leur prototype dans un contexte réel et voir s’il y a réellement un marché potentiel pour leur produit. C’est, en quelque sorte, une «préincubation» d’une idée d’entreprise.
    Le Parcours Startup a été mis en place dans notre programme à l’automne 2024. C’est donc la 2e année du Parcours Startup. Nous faison vivre le 3e bloc d’heures de cours pour la 1re fois cette session-ci (hiver 2026) à une équipe étudiante.

Les éléments d’évaluation faisant partie de chaque bloc d’heures font partie des signaux de progression de l’avancement de la posture entrepreneuriale étudiante. Le Parcours Startup est très motivant pour notre communauté étudiante: les élèves choisissent leur projet et y travaillent d’abord et avant tout pour eux-mêmes et elles-mêmes. Avec tous les défis qu’ils et elles vont inévitablement rencontrer, les élèves doivent avoir (intrinsèquement) le goût de se lever le matin et de continuer à y travailler.

Que les élèves qui vivent les 3 blocs d’heures décident ou non d’aller de l’avant avec leur idée d’entreprise après leurs études, ils et elles apprennent indéniablement beaucoup. Les élèves feront assurément des erreurs durant le Parcours Startup, mais se relèveront en se questionnant sur ce qu’ils et elles auront appris dans leur démarche de développement logiciel. Apprendre de ses erreurs fait partie de l’expérience étudiante. Ce carburant pédagogique leur permettra de développer leur instinct relativement à la découverte des besoins d’un client. Pendant leur cheminement, les élèves apprendront à vérifier l’adéquation d’une problématique avec des solutions potentielles, ce qui est un atout dans tous les contextes professionnels!

Le LabIDEA, un laboratoire d’innovation muni d’équipements de haute technologie

De façon complémentaire au HUB, le cégep a mis en place un atelier de fabrication collaboratif ouvert à toute la communauté collégiale, mais surtout utilisé par les élèves de notre programme dans les cours porteurs de développement d’objets connectés (IoT) et de développement d’environnement virtuels et par les élèves de Techniques du génie mécanique et de Technologie du génie électrique: automatisation et contrôle. Le LabIDEA est un laboratoire où l’on retrouve

  • des imprimantes 3D
  • un numériseur 3D
  • une graveuse au laser
  • une micro-fraiseuse à contrôle numérique
  • des casques de réalité virtuelle
  • etc.

Le LabIDEA

Par exemple, les élèves du club étudiant du LabIDEA (un club parascolaire) ont fabriqué des trophées pour une compétition littéraire jeunesse organisée par la ville de Saint-Ours, ce qui rend évidemment service à la communauté. De même, des élèves d’informatique ont développé un logiciel pour un projet de l’enseignant Philippe Blanchard, du programme de Technologie du génie électrique: automatisation et contrôle. Ce logiciel permet de visualiser les données récoltées par l’instrument que Philippe Blanchard utilise pour mesurer la qualité des ondes dans un réseau électrique, dans le cadre de son doctorat en génie électrique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) au sein du Laboratoire des signaux et systèmes intégrés (LSSI) et de la Chaire de recherche sur les signaux et l’intelligence des systèmes hautes performances.

Un étudiant de Techniques juridiques a conçu un trophée pour le tournoi de mini-putt organisé lors de l’activité d’accueil de son programme

Par ailleurs, les étudiants Gabriel Laroche et Zachari Lavallée ont eu l’idée de concevoir un pot intelligent capable de détecter les besoins de la plante qu’il contient (selon l’essence de celle-ci) et de les communiquer par le biais d’une application mobile (besoin de davantage d’ensoleillement, besoin de davantage d’eau, etc.). Ils ont déposé leur projet au concours OSEntreprendre, ont remporté la finale montérégienne à Longueuil et représenteront la région lors de la finale nationale en juin 2026 à Québec!

L’équipe du projet mOOnitoring a, elle aussi, utilisé les équipements du LabIDEA pour fabriquer ses bracelets pour vaches, avec l’aide d’un étudiant de Technologie du génie mécanique.

Le technicien en travaux pratiques (TTP) Vincent Caron est présent en tout temps au LabIDEA. Il aide les élèves à utiliser les équipements, mais fait également des maillages entre les élèves. Par exemple, un étudiant d’informatique voulait programmer un drone sous-marin, mais n’avait pas toutes les compétences nécessaires pour fabriquer le drone. Le TTP l’a mis en contact avec un étudiant du club qui étudie en Technologie du génie électrique et qui était susceptible d’avoir de l’intérêt pour ce projet. Effectivement, ça a cliqué, et les 2 étudiants ont travaillé ensemble sur le projet!

L’IA en informatique

Pour l’année à venir, il y a une baisse des inscriptions un peu partout dans le réseau en Techniques de l’informatique. C’est vraisemblablement lié à l’arrivée de l’IA, qui sème le doute dans la viabilité d’un emploi de développeur web «humain». Dans un contexte où l’IA redéfinit les tâches des développeurs et prend une place centrale dans le développement logiciel, les enseignants Jordan Rioux-Leclair et David Tucker du programme de Techniques de l’informatique ont été mandatés par la direction des études du cégep de Sorel-Tracy pour effectuer la révision du programme. Ils ont su structurer la vision de notre programme d’études et pour ajuster le curriculum de cours en conséquence. Cela a eu pour effet de maintenir notre nombre d’inscriptions par rapport à l’an dernier. Il est tout à fait certain que nous travaillons à intégrer l’enseignement de l’utilisation de l’IA à nos cours dès l’automne prochain. Mais, à nos yeux, la pédagogie entrepreneuriale technologique est aussi une clé pour donner une valeur ajoutée au profil de sortie de nos élèves. Et qui sait, peut-être que le temps libéré par le gain d’efficacité associé à l’IA nous permettra de réaliser des projets logiciels plus complexes et d’aller plus loin dans le développement des compétences entrepreneuriales de nos élèves?

À propos de l'auteur

Jean-Philippe Hébert

Jean-Philippe Hébert est enseignant en Techniques de l’informatique au cégep de Sorel-Tracy. Passionné d’entrepreneuriat technologique et de pédagogie, Jean-Philippe Hébert s’est fait confier par le cégep de Sorel-Tracy la création d’un HUB, un espace d’innovation technologique, pour y expérimenter avec la collectivité le développement logiciel et en intelligence artificielle. Praticien, ses principaux intérêts sont de stimuler une culture entrepreneuriale technologique, de développer la posture entrepreneuriale technologique des étudiants et des étudiantes et de propulser son potentiel pédagogique sur le développement de compétences numériques.

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