Éric Cloutier a partagé une 1re production réalisée à Thetford et utilisée avec la 1re cohorte d’étudiants à l’automne 2021.

Une vue du laboratoire de la pharmacie de l’hôpital de Thetford. (Capture d’écran de la simulation immersive développée avec le logiciel Uptale par le Cégep de Thetford.)

Une autre vue du laboratoire de la pharmacie de l’hôpital de Thetford. (Capture d’écran de la simulation immersive développée avec le logiciel Uptale par le Cégep de Thetford)
D’autres membres du groupe sont en train de finaliser leurs productions ou encore en train de planifier leur travail.
D’autres encore participent au groupe en sachant qu’ils ne pourront rien produire eux-mêmes pour le moment, mais souhaitent apprendre des discussions avec les autres membres. Ils partageront plus tard!
Les avantages de collaborer et de partager
Les avantages de partager ainsi des productions en réalité virtuelle ou en vidéo 360 sont nombreux.
Un plus grand nombre de simulations
Évidemment, le nombre de simulations auxquelles les étudiants auront accès est plus grand si les collèges mettent leurs productions en commun. Les étudiants (et les enseignants!) auront donc accès à davantage de matériel pédagogique (ce qui est particulièrement pertinent dans ce nouveau programme où tout est à bâtir).
Former aux réalités de partout au Québec
Les simulations filmées partout à travers le Québec permettront aux étudiants et étudiantes d’accéder à des milieux qui leur seraient autrement inaccessibles. Par exemple, grâce à la simulation réalisée par le Cégep Limoilou à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumonologie de Québec, les étudiants plus éloignés des grands centres pourront se familiariser avec la réalité du travail dans la pharmacie d’un établissement hospitalier hautement spécialisé.
Chaque cégep forme ses étudiants selon les besoins du Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) local. La formation se base sur les équipements locaux, avec des machines des mêmes marques que celles du CISSS local. Ça prépare très bien les étudiants au marché du travail de la région, mais c’est certain que des étudiants vont déménager un jour et être appelés à travailler ailleurs. Grâce aux simulations partagées, les étudiants seront plus confiants en arrivant dans un nouveau milieu.
-Éric Cloutier, conseiller pédagogique et répondant TIC au Cégep de Thetford
S’exposer à plusieurs approches de la réalité virtuelle
Les intervenants des différents établissements ont une approche distincte de l’utilisation des technologies immersives et de la production du matériel en réalité virtuelle ou en vidéo 360. Cela fait partie de la richesse du groupe. À terme, les membres du groupe et les enseignants du programme auront accès à du matériel non seulement plus abondant, mais aussi plus varié.
Si je demande à un enseignant quel est son livre préféré, il peut choisir parmi les centaines de livres qu’il connaît. Mais si je lui demande quelle est la façon de faire de la réalité virtuelle qu’il préfère, il risque d’avoir beaucoup plus de mal à répondre, parce qu’il ne connaît peut-être qu’une seule façon de faire de la réalité virtuelle…
Voir le matériel produit par les différents membres du groupe, ça nous donne des idées, ça nous pousse à remettre nos façons de faire en question. On peut identifier ce qu’on aime de chaque approche et demander conseil pour savoir comment reproduire ça.
-Éric Cloutier, conseiller pédagogique et répondant TIC au Cégep de Thetford
Une saine gestion des fonds publics
Pour les membres du groupe, le partage et la mise en commun des ressources relèvent tout simplement d’une pratique de base pour une saine gestion des fonds publics.
Au Collège d’Alma, Étienne et Martin ont réussi à obtenir quelques subventions pour développer du matériel pédagogique. Ils jugent que leurs productions appartiennent dès lors à l’ensemble de la communauté et qu’il va de soi qu’ils les partagent.
Ce qu’on fait, ça appartient à tout le monde. C’est fait avec l’argent public.
-Martin Maltais, enseignant-chercheur au Collège d’Alma
La mentalité du partage commence à se développer. Notre travail est un pas dans la bonne direction. Notre groupe pourrait en inspirer d’autres!
-Étienne Boulanger, enseignant-chercheur au Collège d’Alma
Partager des expertises
Par ailleurs, la richesse du groupe de partage ne vient pas seulement du matériel pédagogique développé.
Les membres se donnent des conseils techniques (matériel à acheter, paramètres à choisir lors d’un enregistrement, erreurs à éviter lors d’un tournage…).
Ils discutent aussi beaucoup de pédagogie. Comment s’assurer qu’une simulation réponde au besoin pédagogique ciblé? Quels sont les contextes où les technologies immersives ont réellement une valeur ajoutée sur le plan pédagogique?