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15 mai 2026

L’enseignement des compétences psychosociales (soft skills) — Un partage d’expertise avec la Tunisie

Préparer les élèves au marché du travail implique plus que l’enseignement de savoirs et de savoir-faire: il faut également les aider à développer des savoir-être. Pour y arriver, l’enseignement explicite doit être suivi d’un réinvestissement. Pour y parvenir, la collaboration entre personnes enseignantes, dans une approche-programme, est la clé.

Grâce au financement du ministère des Relations internationales et de la Francophonie et avec le soutien de la Fédération des cégeps, mes collègues du cégep de La Pocatière et moi avons pu mettre notre expertise sur les compétences psychosociales au service d’enseignants et d’enseignantes de Tunisie. En collaboration avec des intervenantes et intervenants locaux, nous avons revu les programmes de formation professionnelle et technique du pays pour favoriser le développement des attitudes professionnelles des élèves.

Un projet de coopération internationale

Lors du Sommet de la francophonie de 2022, qui a eu lieu en Tunisie, la Fédération des cégeps et le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi de Tunisie ont signé, avec l’appui du ministère québécois des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF), une entente pour:

  • soutenir le développement, en Tunisie, de l’enseignement des compétences psychosociales transversales en formation professionnelle (En Tunisie, la formation professionnelle correspond à la fois à l’enseignement secondaire professionnel et à l’enseignement collégial technique du Québec.)
  • améliorer les capacités de formation à distance de la Tunisie

C’est moi qui ai été chargée du volet entourant les compétences psychosociales, désignées en Tunisie comme dans bien des pays par l’expression anglaise soft skills. Les compétences psychosociales sont en fait des savoir-être professionnels, des compétences comportementales utiles au travail (comme la gestion de soi, la communication, etc.).

Je suis à la retraite depuis 2024, mais j’ai été conseillère en développement international au cégep de La Pocatière pendant plus de 10 ans. J’ai travaillé sur plusieurs projets de coopération internationale qui ont impliqué un transfert d’expertise vers l’étranger. Ce projet avec la Tunisie a été le dernier auquel j’ai participé avant ma retraite. Comme il n’était pas terminé, le cégep a accepté de m’engager comme consultante après ma retraite, le temps de mener le projet à terme.

Pour ce projet financé par le MRIF et soutenu par la Fédération des cégeps, j’étais entourée d’une équipe d’enseignantes et de conseillères pédagogiques. Le financement québécois sert à rémunérer notre équipe pour que nous puissions partager notre expertise avec les intervenantes et intervenants tunisiens. Notre objectif était de former des formatrices et des formateurs tunisiens pour que ces personnes puissent ensuite aider leurs élèves à développer leurs compétences psychosociales.

Ainsi, à l’opposé de ce qui se fait dans plusieurs autres projets de coopération internationale, l’argent ne va pas directement aux partenaires tunisiens; c’est notre expertise qui est transférée en Tunisie. Ce partage d’expertise est une approche qui me plaît beaucoup, car je suis d’avis que la formation propulse! En accompagnant les personnes formatrices, nous leur donnons ensuite la capacité d’aller plus loin par elles-mêmes.

Les personnes que nous avons accompagnées directement étaient des conseillers et conseillères en ingénierie de formation (CIF), dont les fonctions sont un peu équivalentes à celles des conseillers et conseillères pédagogiques d’ici. En Tunisie, les CIF travaillent ensemble au Centre national de formation de formateurs et d’ingénierie de formation, puis se déplacent dans les établissements d’enseignement.

Les soft skills en Tunisie

Un travail préalable avait été réalisé par des intervenantes et intervenants tunisiens pour identifier les compétences psychosociales nécessaires pour les personnes qui étudient en formation professionnelle. Nous avons utilisé ce travail comme point de départ au nôtre sans le remettre en question, puisqu’il avait été fait avec sérieux et avait suscité l’adhésion des communautés.

4 familles de soft skills avaient été identifiées:

  • Gestion de soi (développer sa capacité de s’autogérer dans sa vie sociale et professionnelle)
    • identifier ses propres émotions
    • prendre conscience de sa performance personnelle et professionnelle
    • gérer son stress efficacement
    • accroître la gestion de ses émotions
  • Résolution de problèmes avec une pensée critique et créative
    • adopter une attitude proactive face aux problèmes
    • structurer le problème à traiter
    • résoudre des problèmes avec une pensée critique et créative
  • Communication en contexte socioprofessionnel
    • appliquer les techniques de communication au contexte socioprofessionnel
    • communiquer dans un contexte socioprofessionnel d’équipe
    • communiquer dans un contexte socioprofessionnel de leadership
  • Attitudes professionnelles (agir avec professionnalisme)
    • s’informer sur son métier et son évolution
    • reconnaître le code normatif et éthique professionnel
    • se comporter de façon professionnelle dans un contexte de travail d’équipe
    • se comporter de façon professionnelle dans un contexte de gestion de conflit
    • poser un jugement sur sa conduite professionnelle (s’autoévaluer)

Faire l’analyse de la situation de travail

Dans un premier temps, ma collègue Julie Mercier, conseillère pédagogique au Cégep de La Pocatière, et moi avons demandé à l’équipe de CIF de nous présenter les référentiels de formation des différents programmes d’enseignement professionnel tunisiens, l’équivalent des devis ministériels collégiaux québécois. Nous leur avons demandé d’ajouter des soft skills dans les cours existants. Par exemple, quand nous parlions de la formation et du travail de soudeur, nous leur demandions:

  • Est-ce qu’il y a des tâches qui demandent de travailler en équipe?
  • Est-ce qu’il y a des tâches pour lesquelles la communication est nécessaire? À l’écrit ou à l’oral?
  • etc.

Les CIF devaient identifier les tâches pouvant intégrer chaque compétence psychosociale. Puis, cela était inscrit dans le référentiel de formation (le devis), soit dans les éléments de compétences, dans le contexte de réalisation, dans les critères de performance ou dans les éléments de contenu, selon le cas.

En amont, Julie et moi avions travaillé avec les CIF pour réviser leurs outils pour l’analyse de situation de travail. Nous avons pris un référentiel et leur avons montré comment l’intégration des soft skills pourrait s’opérer en leur faisant une proposition d’ingénierie de formation.

3 cours communs comme base à l’enseignement des soft skills

Tous ensemble, nous avons réalisé que 3 cours communs pouvaient servir de base à l’enseignement des soft skills des 4 familles dans tous les programmes de formation professionnelle de Tunisie:

  1. un cours intitulé Métier et formation qui présente la profession et qui parle d’éthique, de gestion des émotions, etc.
  2. un cours intitulé Comportement et communication en milieu de travail
  3. un cours intitulé Préparation au milieu de travail, offert juste avant que les élèves aillent en stage

Répartition des soft skills dans les 3 cours

Une équipe de CIF, Claudie Morin et Dominique Gendron (2 enseignantes de psychologie du Cégep de La Pocatière) et moi avons travaillé à monter ces 3 cours d’environ 145 h chacun. Ces nouveaux cours ont remplacé les 3 cours de tronc commun existants dans les programmes qui n’étaient pas axés sur le développement des soft skills. Par exemple, les élèves tunisiens avaient déjà un cours de communication, mais celui-ci était orienté sur la production de textes et d’exposés oraux. Le nouveau cours de communication en milieu de travail conserve ces bases, mais inclut maintenant l’enseignement:

  • de la communication en équipe
  • du leadership
  • de la participation à des communautés de pratique
  • etc.

Pour chacun des cours (appelés «modules», en formation professionnelle en Tunisie), nous avons développé une trousse pédagogique.

Contenu des 3 trousses pédagogiques: des cours clé en main

Les trousses sont très complètes. Elles comprennent:

  • une présentation des soft skills et de leur utilité ainsi qu’une présentation des avantages d’une approche collaborative (comme une approche-programme)
  • un mode d’emploi
  • le référentiel de formation (devis):
    • notions à couvrir
    • contexte de réalisation
    • critères de performance
  • le plan d’une séquence de formation
  • des activités d’apprentissage, axées sur la pédagogie active
    • des exemples d’activités selon les phases d’apprentissage et les niveaux de formation (type de diplôme associé au programme)
      Par exemple, dans la 1re phase d’apprentissage, la phase de compréhension des notions théoriques, les activités proposées peuvent être des questions à réponses courtes ou à développement.

Dans la 2e phase, qui mène à une compréhension plus approfondie et appliquée des notions théoriques, les personnes étudiantes pourront entre autres analyser des mises en situation, prendre part à des débats ou effectuer des présentations.

Dans la 3e phase, la phase de consolidation des notions et de leur transfert dans le milieu professionnel, les personnes étudiantes participeront à des jeux de rôles ou pourront créer elles-mêmes des activités à réaliser pour leurs pairs.

  • des grilles d’évaluation pour chacune des activités
  • des activités d’évaluation terminales
  • des ressources
    • une liste de ressources complémentaires
    • un lexique
    • une médiagraphie
    • un gabarit de séquence

En somme, les 3 modules sont offerts dans une formule clé en main pour les enseignants et enseignantes qui les donnent.

Un exemple d’activité d’apprentissage

Voici un exemple d’activité d’apprentissage sur l’intelligence émotionnelle qui pourrait s’intégrer dans le cours Préparation au milieu de travail, après que l’enseignant ou l’enseignante ait fait une présentation théorique des notions importantes. Le questionnaire et le texte de la mise en situation nécessaires pour cette activité sont inclus dans la trousse.

Activité d’apprentissage — L’intelligence émotionnelle
Phase 2

Ce genre d’activité vise une compréhension plus approfondie et appliquée des notions théoriques

Éléments du module et critères de performance

Identifier ses propres émotions

  • Reconnaissance appropriée des effets des émotions sur la performance
Objectif de l’activité

Amener les personnes apprenantes à reconnaître les effets des émotions sur la performance professionnelle

Consignes

  1. La personne formatrice demande aux personnes apprenantes de compléter en 15 minutes un questionnaire qui porte sur la mise en situation.
  2. Les personnes apprenantes exposent leurs réponses en plénière.
  3. La personne formatrice demande aux personnes apprenantes de donner leurs rétroactions.
Déroulement

  • Une mise en situation et un questionnaire sont remis à chaque personne apprenante.
  • Les personnes apprenantes complètent le questionnaire distribué.
  • La personne formatrice encourage et encadre les discussions.

Si la personne formatrice veut faire une évaluation formative:

  • La personne formatrice invite les personnes apprenantes à se placer en équipes de 2 et à discuter des réponses qu’elles ont données pour partager leur point de vue, confronter leurs idées et leurs perceptions. (10 minutes)
  • La personne formatrice revient ensuite en grand groupe et reprend chacune des questions avec les personnes apprenantes, demandant à celles-ci de partager l’aboutissement des discussions effectuées dans leur équipe tout en complétant ou corrigeant les réponses données. (30 minutes)
Avant l’activité

La personne formatrice:

  • s’assure que les questions abordées dans le questionnaire ont toutes été présentées lors de la présentation théorique des notions.
Pendant l’activité

La personne formatrice:

  • circule dans la salle de classe
  • questionne les personnes apprenantes
Après l’activité

La personne formatrice:

  • fait un retour
  • propose de nouvelles pistes de réflexion
  • corrige le questionnaire
Ressources complémentaires (incluses dans la trousse)

  • Mise en situation
  • Fiche de travail de la personne apprenante
  • Corrigé pour la personne formatrice

Ces activités clé en main répondent aux besoins des enseignantes et enseignants tunisiens qui ont l’habitude d’avoir accès à des scénarios pédagogiques détaillés. Étant donné qu’ils et elles sont moins familiers avec la pédagogie active, une description très précise des activités à mettre en œuvre est d’autant plus bienvenue. Évidemment, ils et elles peuvent adapter les activités à leur guise, en fonction de leurs besoins.

La présence de CIF tunisiens dans l’équipe de conception des trousses était essentielle pour s’assurer que le matériel soit adapté sur le plan culturel.

Les trousses sont distribuées en format papier étant donné que l’accès à une connexion internet peut être problématique en Tunisie.

Le fait d’avoir pu implanter ces 3 cours en Tunisie est un accomplissement majeur pour nous. Nous sommes extrêmement fières d’avoir pu participer à un véritable changement culturel dans ce pays!

Cependant, 3 cours ne suffisent pas aux élèves pour vraiment développer des compétences. Pour maîtriser une compétence, le réinvestissement est essentiel.

Le réinvestissement des compétences psychosociales

En évaluant les référentiels de formation (devis), nous avions déjà identifié la ou les compétences psychosociales (s’il y a lieu) associées à chaque cours. Après notre analyse de tous les référentiels avec les CIF, nous savions que, pour réaliser telle tâche sur le marché du travail, les élèves auraient besoin de telle compétence psychosociale.

Par exemple, de futures infirmiers et infirmières devront travailler en équipe pour offrir des soins d’urgence. Ainsi, dans le cours sur les soins d’urgence qui suivra le cours sur la communication en milieu de travail, il sera inscrit dans le référentiel que certaines tâches devront être réalisées en équipe (contexte de réalisation). (C’était rarement le cas avant: la plupart des activités d’apprentissage étaient réalisées individuellement.) Ainsi, les futurs infirmiers et infirmières réinvestiront leurs compétences pour le travail d’équipe acquises dans le cours de tronc commun.

Mais encore faut-il que les enseignants et enseignantes de tous les cours soient à même d’accompagner dans le développement des soft skills visés.

Par exemple, en Tunisie, les enseignants et enseignantes n’ont souvent pas l’habitude de faire des rétroactions positives à leurs élèves (les rétroactions sont surtout critiques). Or, le renforcement positif aide les élèves à améliorer leur gestion de soi et leur appréciation de leur travail et de leurs compétences professionnelles.

Une autre condition pour que le réinvestissement soit réussi est que les enseignants et enseignantes échangent sur les activités réalisées dans les différents cours d’un programme. C’est la clé pour que l’intégration des softs skills puisse être cohérente au cours de la formation et que le réinvestissement être bien réparti dans le temps. Une approche collaborative permet de faire en sorte que chaque compétence psychosociale soit réinvestie dans les cours où c’est le plus pertinent.

L’implantation d’une ébauche d’approche-programme, qui n’est pas en vigueur en Tunisie, est donc nécessaire. C’est pour cela que l’approche collaborative est présentée dans les trousses des 3 modules sur les soft skills. Les formateurs et formatrices y sont invités à se définir un mode d’organisation commun, à se doter d’un environnement de travail commun et à définir ensemble un plan de travail et à dresser périodiquement des bilans.

Pour nous assurer que les soft skills enseignées dans les 3 modules soient réinvesties efficacement dans les autres cours, nous avons donc conçu une trousse pour les enseignants et enseignantes de tous les cours de la formation professionnelle pour les aider à enseigner et évaluer l’utilisation de soft skills par leurs élèves.

La trousse de réinvestissement

La trousse de réinvestissement est conçue de la même façon que les trousses pédagogiques. Elle contient:

  • une présentation des soft skills et de leur utilité, ainsi qu’une présentation de l’approche collaborative
  • la présentation du mode d’emploi de la trousse et d’une méthodologie pour un réinvestissement basé sur une approche collaborative

(On conseille aux enseignantes et enseignants de discuter avec leurs collègues qui donnent les 3 cours de tronc commun sur les soft skills, dans leur établissement. Si les enseignants et enseignantes responsables des 3 cours expliquent à leurs collègues quelles sont les activités réalisées par les élèves dans leurs cours, cela pourra être inspirant pour les enseignants et enseignantes qui veillent au réinvestissement des compétences. Ces derniers et dernières peuvent même lire les trousses pédagogiques des cours de soft skills, pour être encore mieux outillés!)

  • des exemples concrets d’activités de réinvestissement et de grilles d’évaluation
  • une liste de ressources complémentaires, un lexique et une médiagraphie

En plus des trousses…

Au cégep de La Pocatière, nous avons également accueilli  2 CIF qui sont venus voir comment, en pratique, on pouvait renforcer les soft skills à l’intérieur de cours (renforcement positif, intégration de travaux d’équipe dans les cours, approche-programme, etc.). Le tout a d’ailleurs fait l’objet d’un reportage au téléjournal local.

Nous avons aussi formé une cinquantaine de CIF sur les trousses et le guide d’ingénierie que nous avons produit. Nous avons également formé 24 formateurs et formatrices de différentes régions qui ont un rôle stratégique au sein de leurs établissements (des chefs de filières, par exemple) et pour lesquels l’impact de la formation aurait un effet multiplicateur. (Évidemment, la dissémination devra se poursuivre… Notre mandat est terminé, les CIF ont les outils nécessaires pour poursuivre le travail!)

Les compétences psychosociales au Québec

Au Québec, il n’y a pas, en formation professionnelle et technique, de tronc commun de cours portant spécifiquement sur le développement des compétences psychosociales, même si le développement de celles-ci est tout aussi important qu’en Tunisie. Cependant, en enseignement collégial, la formation générale joue, je crois, le rôle de développer plusieurs de ces compétences. Par exemple:

  • les cours de philosophie développent la pensée critique, les habiletés de résolution de problème, le sens de l’éthique, etc.
  • le cours de littérature propre au programme d’études développe leurs habiletés de communication

La version tunisienne est plus pragmatique, mais je crois que les élèves québécois ne sont pas en reste sur le plan du développement des compétences transversales.

Néanmoins, l’acquisition d’attitudes professionnelles se fait sur la durée. Pour que les compétences psychosociales soient réellement intégrées, il faut qu’elles soient réinvesties de façon structurée. En ce sens, au Québec comme en Tunisie, l’approche-programme est incontournable. Par exemple, si tous les enseignants et enseignantes d’un programme utilisent la même grille pour évaluer le travail d’équipe, ils et elles martèlent le même message et assurent la cohérence qui est la clé pour une appropriation commune des critères par les élèves.

Au cégep de La Pocatière, Claudie Morin et Dominique Gendron présenteront les grilles d’évaluation qu’elles ont créées (et les activités qui vont avec) lors de la prochaine journée pédagogique, afin qu’elles puissent être utilisées, s’il y a lieu, dans les programmes du collège. Je vous encourage à faire de même avec le matériel partagé ici et, surtout, à discuter avec les collègues de votre programme de la façon dont vous pourriez, tous ensemble, vous assurer que vos élèves aient les savoir-être requis pour intégrer le marché du travail sans accroc !

À propos de l'auteure

Michèle Desrochers

Formée en sociologie et en administration internationale, Michèle Desrochers poursuit actuellement des études de doctorat à la faculté d’Éducation de l’Université de Sherbrooke. Enseignante pendant 19 ans, elle a occupé par la suite un poste de conseillère pédagogique en développement de programme puis, en développement à l’international au cégep de La Pocatière. Dans la réalisation de ces 2 mandats, elle a accompagné des enseignants et enseignantes dans l’élaboration, l’évaluation et l’actualisation de programme pour la formation régulière et pour la formation continue. Elle a aussi fait de la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) reliée à des travaux de certification collégiales. A l’international, elle a contribué au développement d’offres de formation et à des projets de partage d’expertise, notamment en approche par compétences et dans l’élaboration de différents processus de certification, ainsi qu’à la délocalisation de formation avec des partenaires étrangers. Son implication à l’international pour le réseau collégial a été soulignée en juin 2024 à titre de récipiendaire du prix Gérald-Sigouin décerné par l’Association québécoise de pédagogie collégiale.

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